Retour sur les musiciens de Jazz en Vercors en 2012...

Le Park Hill Brass et le Rocky Mountain Trio viennent en été des Etats-Unis à Villard-de-Lans depuis dix ans proposer des stages d’improvisation et des concerts de jazz.

Retour sur l’édition 2012 et lancement d’une souscription pour maintenir ces concerts et stages de Jazz en Vercors, première semaine d’août 2013 (menacés faute de financement). Henrianne, initiatrice de l’opération, nous en dit plus.

Certains d’entre vous ont eu l’occasion de les voir, les entendre et les apprécier lors de leurs concerts donnés en Vercors, et en particulier à Villard-de-Lans, depuis quelques années. Si j’y reviens à nouveau, c’est bien évidemment pour vous en dire un peu plus puisqu’ils ont bien voulu m’accorder un peu de leur temps… Notamment avec une petite "vidéo souvenir".

L’ensemble du Park Hill Brass est une association musicale du Colorado (USA) sans but lucratif, dont le siège est à Denver ; elle se compose de dix musiciens, parfois interchangeables selon la disponibilité de chacun :
Jackie Victor (cor), Nat Wickham (tombonne), Todd Reid (percussion), Ronald Bland (contrebasse), Jef Jenkins (piano), Terri Jo Jenkins (chant, guitare, composition), John Gunter (saxophone, flute et clarinette), Michael Dunn (tuba), William (Bill) Brown et Greg Simon (trompette).


Souvenirs 2012 des stages pour enfants et concerts publics, par Henrianne.

Le Park Hill Bass peut se produire comme soliste, duo, trio, quatuor, sextuor, ou plus et, parmi eux, donner plusieurs concerts de haut niveau ; le Rocky Mountain Trio est un de ses dérivés, il se compose de : John Gunter, Ronald Bland et Todd Reid. Se joignent parfois à eux : Jef Jenkins et son épouse, Terri Jo ; il devient alors un quintet.

« Jazz en Vercors » a été créé et inauguré par Monsieur Dominique Vassal qui dirigeait l’Office du Tourisme de Villard-de-Lans à cette récente époque de 2009 à 2011, et Jackie Victor, secondée chaleureusement par « Popeye », un sympathique commerçant villardien.

Si l’Office du Tourisme avait pris en charge une partie des frais, l’autre a été couverte par des donateurs villardiens, grands amateurs de jazz américain et admirateurs du Park Hill Brass, depuis leurs débuts en Vercors, dont les commerçants du village. Durant ces trois ans, ils se sont dévoués sans compter pour les loger et les nourrir tout au long de leur séjour, ce qui a créé entre eux des liens amicaux certains ; il en a été de même avec des musiciens français de jazz, dont le washman Jean Maurer ou le trompettiste Eric Luter, entre autres, qui ont joué avec leurs collègues américains à Lans-en-Vercors en 2009. Il s’en est fallu de peu pour qu’ils ne puissent revenir chez nous en 2012 : les fonds manquants et « Jazz en Vercors » changeant de « look » pour se transformer en « Sumer Swing » de par la volonté du nouveau directeur de l’Office du Tourisme, Monsieur Douchement.

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Le stage de Jazz...

Ces extraordinaires musiciens qui ont accompagné les plus grands noms internationaux du jazz et de la musique classique et dont certains sont, au Colorado, professeurs d’université dans leur domaine de prédilection, ont donné des conférences sur le jazz à Villard-de-Lans et des concerts dans plusieurs villages du Vercors dont Méaudre, Corrençon ou Lans-en-Vercors. Ils n’ont d’égal à leur grande simplicité que leur profonde gentillesse. Chaque année ils nous apportent joie et bonheur en notes musicales vibrantes… du soleil palpable !

Passionnés de jazz, ils le sont aussi par l’instrument qui les tiennent au corps ; certains en choisissent même deux ou trois et ces « ménages » à plusieurs sont très complexes, même complémentaires. A chacun j’ai posé quelques questions dont celle, plus personnelle, de connaître un de leur meilleur souvenir de vie musicale, leur choix n’a pas été facile. Les voici :

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Jackie VICTOR

Jackie VICTOR, une des rares femmes cornistes de jazz dans le monde, improvise à merveille avec cet instrument généralement réservé aux hommes depuis l’antiquité. Bien connue des deux côtés de l’Atlantique, elle est tombée en amour du Vercors il y a près de trente ans et s’est installée à Villard-de-Lans, où elle séjourne deux à trois fois par an. Dans la foulée, elle y a entraîné à sa suite, non seulement son mari architecte, Keith Loftin, très connu au Colorado, mais aussi les musiciens du Park Hill Brass et ceux du New Hot 5 (www.newhot5.com), en 2009.

C’est à six ans que Jacqueline Victor a débuté ses études musicales en commençant par le piano classique. Tout en les continuant, elle a appris le cor (à pistons) à l’âge de treize ans. Plus tard, Jackie a joué dans de nombreuses symphonies régionales aux Etats Unis et en Finlande. Membre fondateur du Park Hill Brass, Jackie Victor est aussi bonne bilingue anglo-français et représente doctement son groupe.

Du 30 juillet au 3 août dernier 2012, Jackie traduisait à nouveau simultanément le stage de jazz, à Villard-de-Lans : « … J’ai à nouveau demandé aux musiciens du Park Hill Bass de m’accompagner ici pour accomplir cette joyeuse tâche ; ils connaissent bien le Vercors, puisque nous tournons dans la région depuis vingt-deux ans ; nous adorons y jouer du jazz, c’est notre deuxième peau, et puis les étudiants nous attendent…  », m’a-t-elle dit.

C’est une femme « de tête » et cela se sent aussi dans son jeu ; le cor lui va comme un gant. Elle s’en amuse, le mène à ses lèvres, le maîtrise pour en sortir des sons appuyés, la mélodie n’a alors plus de secret pour Jackie :

«  J’ai aussi énormément de souvenirs, mais je pense que les meilleurs pour moi ont peut-être été à l’étranger, quand j’avais dix-huit ans et que j’étais étudiante d’échange en Finlande. J’avais la chance, là où j’habitais, d’avoir pour voisin un corniste et dès qu’il a appris que je jouais du cor, il m’en a donné un et puis, comme j’habitais sur une base militaire, on m’a tout de suite demandé de jouer avec l’orchestre militaire de Finlande. Et quand ils m’ont entendue jouer, j’ai eu un solo tout de suite pour une grande fête avec eux ; je ne parlais pas finlandais et je ne pouvais donc pas converser avec eux et je me suis dit pourquoi pas ? Sans savoir s’ils allaient aimer ou détester ce que je faisais, donc je l’ai fait et tout d’un coup j’ai été embauchée partout en Finlande. J’ai passé une année musicale formidable avec eux, j’ai joué partout, c’était extraordinaire. Les autres fois, je pense que ce que nous faisons ensemble (les membres du Park Hill Brass - ndlr) sont toujours de bons moments, et les ateliers que nous organisons aux Etats-Unis le sont aussi ; mais une fois, c’était après le 11/9 (2001- ndlr), nous étions en tournée dans le Vercors et nous donnions un concert dans l’église de Villard-de-Lans, elle était archi remplie, même à l’entrée, et puis après avoir terminé le concert qui était, en ce temps-là, moitié classique, moitié jazz, quelqu’un du public s’est levé et a dit – nous voudrions vous demander de bien vouloir jouer l’hymne national américain – Nous n’avions pas la partition et donc nous avons improvisé ; cela nous a tous ému aux larmes ; Ce fut un moment extraordinaire ! »

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William BROWN

William BROWN, trompettiste, a été Directeur Artistique du Festival “Jazz en Vercors”. Sa fructueuse et brillante carrière aux U.S.A. l’a mené à être Directeur des Etudes de Jazz et Professeur à Chrisopher Newport Université pendant de nombreuses années. Arrangeur, compositeur et soliste recherché, il a joué avec Bill Evans, Kurt Elling, Ann Hampton Calloway, McCoy Tyner, Arturo Sandoval, Jae Sinnett, The New Orleans Jazz Orchestra, John D’Earth, Branford Marsalis, the New York Voices, Kenny Garret, Dave Douglas et the Count Basie Orchestra. Il fait partie du Latin Jazz Conspiracy, The Mark Michelson Big Band, et The Planet full of Blues Band.

Entre William Brown et sa trompette, il existe une osmose dès plus troublante : au moment même où l’un saisit l’autre, le lien qui les uni se resserre indubitablement. Dès qu’il insuffle son embouchure, ses doigts maîtrisant les pistons, les sons qu’il expulse par le pavillon se métamorphosent en phrases intimistes, vibrantes, éclatantes tout à la fois. Tout son corps est alors en souple harmonie totale avec la musique et ses improvisations.

Rencontre :
HvZ : "Avez-vous trouvé qu’il y a de bons trompettistes parmi les élèves ?
WB : Pour leur âge, et surtout la fillette de huit ans qui joue merveilleusement bien, ils sont très, très bons et s’ils sont assidus ils pourront aller plus loin.
HvZ : Et l’un de vos meilleurs souvenirs ?
WB : C’est très difficile, car il y en a eu tellement !... A l’époque où je dirigeais un big band, j’avais 40 ans, nous devions donner un concert avec Kurt Elling (chanteur de jazz très célèbre, né en 1967 à Chicago - ndlr.), il nous avait envoyé les partitions de musique quinze jours avant pour nous permettre de répéter. Il est arrivé deux jours avant ce concert pour répéter avec nous dans un amphithéâtre de quatre cent cinquante personnes. Le soir, la salle était très comble, dès les premières mesures, le public s’est levé et est resté debout pendant tout le concert, c’était fantastique, cela m’a fort marqué "
.

Les élèves, réunis à l’école « Les Laiches », ont pu acquérir des cahiers de musique de jazz adaptée spécialement pour eux par William Brown ; ce sont, en quelque sorte, leurs devoirs musicaux pour l’année.

Nat WICKHAM est professeur de trombone et d’euphonium à l’Université de Northern Colorado. Il joue souvent en tant que soliste aux USA, au Canada et en Europe. Membre fondateur du Colorado Jazz Orchestra, il a été trombone principal pour le Bob Curnow Big Band. Il a joué avec le Woody Herman Orchestra et Natalie Cole, entre autres. Nanti d’autant de distinction que de délicatesse, il manie son trombone avec une émotion certaine ; par son souffle, Nat offre, calmement, une richesse de sons puissants et mélodieux :

« Quand j’avais dix ans, j’ai eu un magnifique, vraiment merveilleux professeur de trombone, Karl Löwith. J’ai étudié avec lui pendant trois ans, puis je ne l’ai plus vu pendant quarante ans ; et, juste l’an dernier, je suis allé lui rendre visite et nous avons beaucoup joué en duo, ce fut une magnifique expérience. Il avait les lèvres un peu fatiguées, mais sa musique venait du cœur, son jeu est le plus musical que j’ai jamais entendu ».

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Todd Reid et le groupe en concert à Villard

Todd REID, passionné de percussion, est musicien de jazz depuis son enfance. A New York City, il travaillait avec Gerry Mulligan, Billy Taylor, Jim McNeely, Marlene Verplank, entre autres. A Denver, Todd a travaillé au club de jazz, pour le célèbre orchestre “El Chapultecpec” pendant plusieurs années, mais aussi avec Jazzmen Mose Allison, Nick Brignola, Freddie Cole, Richie Cole, Eddie Daniels, Bob Borough, Teddy Edwards, Charles McPherson, Bobby Shew, Nestor Torres, et beaucoup d’autres. Le CD que Reid vient de faire avec Curtis Fuller, qui s’appelle “I will tell her” était numéro un sur la liste des nouveaux CD de jazz sortis en 2010, pendant quatre semaines. Il est le joyeux et très chaleureux boute-en-train de l’orchestre ; son jeu de baguettes rappelle Chick Webb, Art Blakey, Gene Krupa, Buddy Rich ou Kenny Clarke… tout en puissance et technique comme en douceur.

Rencontre :
HvZ : "Vous aviez un jeune de 11 ans près de vous qui joue de la batterie depuis cinq ans, mais pas du jazz…
TR : Oh yes ! he’s a very good drummer and … il apprend très, très vite, c’est un plaisir, il est doué, il a le jazz dans le sang !
HvZ : Cela vous rappelle votre enfance ?
TR : J’avais neuf ans et je jouais de la batterie depuis un mois quand mon père m’a emmené écouter l’orchestre de Count Basie et ce fut une révélation pour moi, gravée dans ma mémoire, fantastique ! Après ce concert, de retour à la maison, mon papa c’est mis au piano et je l’ai accompagné à la batterie ; cela a été la seule fois de ma vie que c’est arrivé"
 ». Manifestement, Todd est fort ému par ce souvenir.

Ronald BLAND joue tous les styles de musique à la contrebasse. Il a travaillé avec beaucoup de musiciens différents comme George Benson, Dizzy Gillespie, Pavarotti, Andrea Bocelli, ou le Pan Jumbies steel band. Il a été invité à jouer en Europe, en Nouvelle Zélande, au Canada à Montréal, au Mexique, à Londres et aux Etats Unis. Il est l’homme paisible du PHB ; ses doigts caressent agilement les cordes qui, avec la magie du geste musical soutient le groupe. Ses solos sont brillamment menés :

« Il y a trop de bons souvenirs que pour en choisir un seul ; j’ai eu une vie très intéressante avec beaucoup de bonnes opportunités, comme de pouvoir jouer dans le Vercors ou en Nouvelle Zélande ou avec ce grand Maître de la musique classique qu’est Pavarotti ou cet autre qui joue aussi bien de la clarinette pour le jazz que pour la musique classique, Eddie Daniels… ».

Jeff JENKINS a accompagné au piano beaucoup de musiciens américains très connus tels que : Freddie Hubbard, David Fathead Newman, Marlena Shaw, Eddie Harris, Richie Cole, Dakota Staton, Bobby Hutcherson, Curtis Fuller, Benny Golson, John Abercrombie et Clark Terry, l’orchestre de Count Basie. Il a pratiqué son art à Londres, Toronto, Montreal, Hamburg, Frankfurt, New York, Los Angeles et San Fransisco. En 2009, il participait au premier « Jazz en Vercors ». Cette année il a joué avec the “New York Voices”, Barbara Morrison à Los Angeles, et Preston Person. Il vient de sortir un CD de ses propres compositions qui s’appelle, “The Healing”.
En août 2009, j’ai eu le plaisir de bavarder avec lui et sa fiancée, à l’époque, à Méaudre, Terry Jo JENKINS, très talentueuse chanteuse, compositrice et guitariste, qui interprète aussi bien le jazz que le blues et la musique folklorique américaine. Compositrice depuis 35 ans, elle a enregistré plusieurs CD en tant que soliste ainsi qu’avec son trio « Baby Needs Shoes ». Ne manquez pas d’aller écouter sa voix qui peut être mutine, suave, sensuelle, envoutante sur www.terrijojenkins.com.

Ces jeunes fiancés étaient « installés », en 2009, dans ce cadre sympathique qu’est la terrasse de « La Transhumance » qui domine le centre de Méaudre. Les méaudrais ont-ils compris la chance qu’ils avaient de pouvoir écouter ce duo d’exception ? Jeff et Terry m’ont appris que leur mariage serait célébré au mois de novembre suivant. Jeff se souvenait bien de cette journée méaudraise : «  Ok, yes, we like much come in Vercors, but… cette année Terry n’a malheureusement pas pu venir, elle le regrette beaucoup. Nous aimerions venir tous les deux l’an prochain, deux fois même ! Mais si nous n’en avons pas les moyens financiers ce ne sera malheureusement pas possible… Pourtant, c’est la partie de l’année que j’aime le plus quand nous sommes dans le Vercors… Il y a une expérience qui m’a le plus influencé dans ma vie et qui s’est renouvelée plusieurs fois : c’est à chaque fois que je rendais visite à mon papa, lui prenait sa trompette et je me mettais au piano ; c’était ainsi depuis mes huit ans, nous répétions ensemble. Il est décédé en 2000, j’étais ici, dans le Vercors  »…

John GUNTER se multiplie au saxophone, à la flûte ou à la clarinette et compose pour ses trois instruments. Avec lui, le Park Hill Brass se complète de « trois en un » ! John a travaillé plusieurs années, en tant que musicien professionnel, à New York et il a accompagné John Abercrombmie, Buddy DeFranco, Dizzy Gillespie, Tom Harrel, Dewey Redman, Joe Williams, Woody Herman Orchestra La, Le Vanguard Jazz Orchestra et le Maria Schneider Orchestra. Plusieurs tournées l’ont conduit en Russie, au Canada comme à Londres, où il a joué au « Club 66 » et chez Charlie Wright tout en enseignant au Conservatoire Royal et au Guildhall Conservatoire. Il a produit cinq albums et composé la musique de plusieurs films indépendants et d’animations. Il a l’habitude de dire que « plus jeune, j’ai compris le sentiment de la structure par ma mère qui est peintre, et j’ai trouvé qu’une égale importance existe dans la peinture comme dans la musique par le truchement, notamment, des notions d’équilibre et de contraste ». Avec lui, l’on ressent bien le boisé de la clarinette, il la fait vibrer !

Michael DUNN s’est perfectionné au tuba dans son éducation musicale à la Tennessee Technological Université (BS) et à l’Arizona State University (MM). Il a commencé sa carrière d’interprète en tant que membre du « Propriétaire du Président US Marine Band », à Washington DC de 1984 à 1989. Pendant trois saisons il a joué avec l’Orchestre Symphonique de l’Alabama et a fait une tournée nationale avec Jack Daniel Silver Band Cornet. Il a également accompagné l’Orchestre Symphonique du Colorado, le National Symphony Orchestra des USA, le Kennedy Center Opera Orchestre, l’Arizona Opera Orchestre, l’Orchestre Symphonique du Maryland et avec le St. Louis Brass Quintet et laiton de Dallas. Il est professeur adjoint de tuba et d’euphonium à l’Université du Colorado, à Boulder. La puissance de son jeu est étonnante.

Greg SIMON, le deuxième trompettiste du Park Hill Brass compose aussi. Il est titulaire d’un baccalauréat ès arts de l’Université de Puget Sound et une MM de l’Université du Colorado, à Boulder. Ses œuvres ont été interprétées par le Quatuor à cordes « Tasman » de la Nouvelle-Zélande, l’Ensemble « Aire de Jeu de Denver », l’Ensemble « Maison V » de Chicago. Il a été soliste dans des œuvres de Hunter Ewen, Michael Théodore, et d’autres. Il enseigne aux facultés de l’Université du Colorado et du Metropolitan State College de Denver.

Comme Terry Jo Jenkins, ces trois derniers musiciens n’ont pu être présents en cette année de « disette » et de changements musicaux à Villard-de-Lans.

Ces très talentueux musiciens américains, ont survolé l’Océan Atlantique pour apporter leur enseignement de jazz à Villard-de-Lans dans une heureuse ambiance décontractée et accueillante. Des stagiaires de tous âges les suivent, munis de leur instrument personnel qu’il soit à cordes, cuivre, saxo, flûte, clarinette, batterie, ou piano. Ils apprennent, avec application et un plaisir non dissimulé, la théorie et les techniques du jazz, à reconnaître les styles historiques de jazz, à utiliser les gammes, et à improviser. Certains étudiants sont présents chaque année et, au fil des concerts de fin de stage, leur nombre s’étoffe. Tous sont très fiers de l’enseignement qu’ils reçoivent et vouent à leurs professeurs une admiration profonde tout en leur étant « …très reconnaissant de venir de si loin pour nous. Ce n’est pas concevable pour moi de ne plus pouvoir suivre leur enseignement, j’en serais tellement déçu et triste » m’a dit l’un de ces élèves.

Quant à moi, j’ai passé auprès d’eux des heures à la fois très gaies, instructives et émouvantes.

Tous droits réservés Textes, photos et vidéos Henrianne van Zurpele © Pour Initiatives-vercors.fr - 28 janvier 213

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