Si nous n’aimons pas être traités de cornichon, nous aimons tous les cornichons !

Dominique Clerc, habitante du Vercors 4 Montagnes, nous propose une nouvelle planche d’information en image (après "Tout savoir sur la gestion des déchets verts... en images.") sur le cornichon... Un bon moyen de se reposer des questions très actuelles sur le local, la mondialisation et notre rôle en tant que consommateur...
1 : C’était une culture régionale, en France, jusqu’à ce que les 2 principales grandes marques décident de délocaliser la production en Inde. Aujourd’hui, moins de 1% des cornichons vendus en France sont cultivés en France.
2 : Pourquoi délocaliser ? D’abord parce que ça rapporte beaucoup. Les donneurs d’ordres (les acheteurs) pratiquent le dumping social : ils recherchent les salaires les plus bas. En Inde, le travail des champs est confié aux femmes, qui sont moins payées que les hommes. Au total, le travail d’une femme indienne coûte 15 fois moins cher que le travail d’un ouvrier agricole français.
Une autre raison importante du choix de l’Inde : il y fait chaud. Ce qui permet de faire 3 récoltes de cornichons dans l’année, plutôt qu’une seule en France.
Tout ceci est fort bénéfique pour certains.
3 : Les indiens ont peu de lois pour protéger les salariés, ce qui permet aux donneurs d’ordre de prescrire de nombreux traitements phytosanitaires, que les ouvriers épandent à la main, dans des conditions que plus personne en France ne pourrait accepter.
Les cornichons ont besoin de beaucoup d’eau. Il y en a de moins en moins en Inde, et cependant, elle est toujours disponible pour les cultures d’exportation.
4 : Produire fort loin du lieu de vente est possible grâce aux transports internationaux, causes de nombreuses pollutions et émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, les cornichons ayant pris la place de toutes les autres cultures sur les territoires indiens qui les produisent, il faut importer des fruits et des légumes, ce qui augmente également les transports.
Quelles solutions...?
– je demande des cornichons aux producteurs locaux qui font du circuit court (en espérant que la demande crée l’offre).
– je fais pousser mes propres cornichons (mais ils ne poussent pas très bien en Vercors, car il faut beaucoup de soleil), et je les prépare moi-même. Je prépare également d’autres légumes croquants de la même manière (chou-fleur...)
– j’achète les derniers cornichons français.
Dominique Clerc, auteure du blog www.jefaismatransition.org
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